L'Année terrible, démo 2015

by Stellarvore

/
  • Streaming + Download

    Includes unlimited streaming via the free Bandcamp app, plus high-quality download in MP3, FLAC and more.

    Stellarvore — L'Année terrible, démo 2015.
    Format cassette audio.

      €7 EUR  or more

     

1.
2.
3.

about

Démo sortie en 2015

credits

released October 5, 2015

SMF de Lancelot : paroles, composition, chant, batterie
SchlangeKaiser : guitares
Siracide de Salò : basse, mixage

tags

license

about

Stellarvore Toulouse, France

contact / help

Contact Stellarvore

Streaming and
Download help

Track Name: L'Année terrible
« Ô spectacle ! ainsi meurt ce que les peuples font !
Qu'un tel passé pour l'âme est un gouffre profond ! »
Victor Hugo

Sous le crépuscule naissant,
Le ciel s'assombrit. Connaissant
De l'histoire son épistrophe,
Le mystérieux sphinx théosophe,
Gardien du monde souterrain,
Se souvient des lances d'airain,
Du sang qui ravinait les champs,
Des pleurs, de l'absence de chants.

La figure laurée, l'orant,
Le regard levé, implorant,
Se traîne jusque la hauteur.
L'antique sphinx consolateur
Et la belle ange anéantie,
Mains, visages en synanthie,
Communient sous ce ciel d'automne
Que la fumée noire cotonne.

Au dessus des derniers flambeaux
Résonne le chant des corbeaux
Qui seul apaise mon émoi.
Ô belle ange, pleure avec moi.
Track Name: Le Faux Prophète
Alors qu'à l'ouest de la mer rouge, là où, paisibles,
Près du Nil, dormaient sphinx et pharaons antiques,
L'Est n'était que vastes étendues désertiques,
Terres stériles aux horizons prévisibles.

Sur les rives du Nil, de grands temples dorés
Avaient trôné. À l'Orient, n'étaient adorés
Que pierres et cailloux de cette terre aride.
Là-bas le cœur des hommes aussi était lapide.

Et pourtant, parmi ces hommes au teint halé,
Sous ce vif soleil qui jamais n'était voilé,
Naquit l'homme aux 201 noms, le faux prophète,
Cet escarpe, ce pédophile et meurtrier !

Il se pensait héraut mais n'était que le fils
D'une femme dont le ventre, forcé par Iblis,
Délivra cette engeance vile et contrefaite :
Cet escarpe, ce pédophile et meurtrier !

Frappé par la coruscation de Gabriel,
Il se pensa saisi par la grâce du Ciel ;
Pourtant il était toujours l'apôtre du mal,
Cet escarpe, ce pédophile et meurtrier !

Car de la voix de l'archange, en fait il n'oyait
Que celle de Sheïtan qui le dévoyait.
Il restait, sans le savoir, l'apôtre du mal,
Cet escarpe, ce pédophile et meurtrier !

Ce chafouin se prenant pour un lampadophore
qu'encore on vénère sans qu'il ne se dédore.

Suivant la voie tracée par ce faux prophète — qui besognait avec la même vigueur odalisques et chameaux —, ses disciples, à travers les siècles, brûlèrent livres, détruisirent statues, anéantirent des cultures entières.
La seule considération esthétique qu'ils n'aient jamais eu, fut de voiler leurs femmes, si laides le visage à découvert que leurs chameaux en chiaient des vers.
Ce beau modèle de Médine, qui gamahuchait filles et langotait garçons, ravageait villes et assassinait poètes, professait une religion à la philosophie aussi stérile que les terres qui l'ont vu naître.

Gardez-vous de ces faux prophètes bénisseurs,
Au-dedans, ce ne sont que des loups ravisseurs ;
Sous ses apparences de brebis, chaque darne
De cet escarpe, pédophile et meurtrier

N'est qu'épines et chardons. Cueille-t-on donc
Des raisins sur des épines ? ou sur des chardons
Des figues ? Il n'y aura de fruits, car s'incarne
Dans cet escarpe, pédophile et meurtrier,

Le grand loup dévorant son peuple consentant
Et la plus grande réussite de Satan.
Track Name: Première Confession (Icare)
Voyant l'aigle chaque jour le soleil frôler,
Hanté par l'ombre pesante du purgatoire,
Tel Icare s'élançant de son promontoire,
Pour fuir les ténèbres, je voulais m'envoler.

Par Vanité, j'approchais de l'Astre ocellé.
Je voulais égaler Sa bonté, sans savoir
Qu'à trop approcher la Lumière, ce pouvoir
Allait désagréger mon faible corps ailé.

Mais j'ai compris durant ce tourbillon sans fin :
Il m'a offert les ténèbres — cadeau précieux.
Je n'ai besoin ni de lueur, ni de prière ;

Et quand cette chute s'arrêtera enfin,
Je me relèverai, le regard vers les cieux,
Car mort, mon âme deviendra pure lumière.